ourt n’engagent-ils pas à séparer vie sentimental et vie d’artiste ? Balzac enseigne l’ambition et fournit aussi le cadre d’une mansarde, devant Paris, pour le travail de l’étudiant pauvre.

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Plus profondément il apporte à Gide l’élément fondamental de son propre génie : l’imagination, dont le fait application à la réalisation de soi. Dans ces premiers paragraphes du Journal, tout n’est qu’envolée vers les lointains. Ce prolongement du réel dans l’imaginaire restera la faculté maitresse du romancier, mais d’abord l’instrument privilégie de l’homme dans son journal.
Dans la plupart de ses œuvres, André Gide a choisi la narration à la première personne. De nombreux narrateurs gidiens racontent leur propre histoire et y jouent le rôle principal. Parmi les formes de narration “auto diégétique “, le héros-narrateur (ou l’héroïne-narratrice) de Gide tient souvent un journal intime. Les deux cahiers d’André Walter retracent la solitude de celui-ci. Alissa dans La Porte étroite confie à son journal son angoisse conflictuelle entre l’amour céleste et terrestre. Edouard dans Les Faux-Monnayeurs construit un journal de création tandis que son roman reste inachevé. La liste des diaristes fictifs est longue et la prédilection de Gide pour cette forme narrative ne peut échapper à notre attention.
Comme nous l’avons dit ,un journal intime est un texte rédigé de façon régulière ou intermittente, présentant les actions, les réflexions ou les sentiments de l’auteur [comme André Walter dans Les Cahiers d’André Walter qui est le déclaration amour ? Emmanuel, en réalité, le déclaration amour de Gide ? Madeleine, a présenté ses réflexions et ses sentiments comme les autres de ses œuvres ]. Ses entrées sont habituellement datées, comme, Les Cahiers d’André Walter, La Porte Etroite, Les Faux-Monnayeurs, La Symphonie Pastorale et L’Ecole des Femmes, qui ont la forme chronologique. Chacune des œuvres de Gide ont réservés sur une période particulière de sa vie. Le journal se caractérise par le fait que le diariste se place en retrait des autres, séparé de la société et même de ses proches, (Les Faux-Monnayeurs est un roman achevée de présenter la société, les personnages divers, la familial, et même le parti de la vie d’écrivain).
Dans le premier chapitre de notre mémoire, nous allons étudier les journaux-fictions dans certaines œuvres d’André Gide. En fait, nous avons choisit cinq œuvres d’André Gide qui est plus célèbres. Il mêle le réel et la fiction dans ses œuvres. Gide pour la constitution de ses récits a utilise ses journaux d’enfance jusqu’à la vieillisse. Il y a deux principaux personnages que nous allons étudier dans les deux chapitres suivants. Dans le deuxième chapitre, les doubles de Gide seront étudiés à travers de nombreux personnages masculins. Ces doubles sont Allain et Walter (l’image et la bête), Boris et Edouard doubles enfantins et adultes, le pasteur un homme banal et Jérôme (victime d’Alissa). Dans le troisième chapitre, nous étudierons des personnages réels et fictifs féminins dans l’œuvre romanesque de Gide. En réalité, la plus important et la plus influent des personnages féminins dans la vie d’André Gide est sa cousine ” Madeleine Rondeaux “. Dans son œuvre entière, Gide nous offre de nombreux portraits de Madeleine ” Emmanuèle, Alissa, Amélie, Laura et Rachel Vedel, Pauline Molinier, Eveline “. Celles- ci ne sont pas physiques, car il est incapable de décrire un visage. C’est la personnalité de Madeleine qui émane de son œuvre. Il insiste beaucoup sur sa modestie, sur son effacement et sur le sentiment d’insécurité qu’elle éprouve.
Pour quelles raisons alors Gide a utilisé la forme autofiction dans toutes ses œuvres ? Pourquoi André Gide est-il l’axe principal de ses œuvres ? Est-ce qu’il y a un rapport étroit entre l’écriture et la vie de Gide ? C’est ce que nous allons essayer de montrer dans notre mémoire.

” Chapitre “
I
” Journaux et (ou) Fictions “

André Gide s’est attaché toute sa vie à l’enregistrement de sa propre histoire. Non seulement il nous a laissé un journal gigantesque mais aussi il a fait tenir un journal intime à un grand nombre de ses personnages fictifs: André Walter, Alissa dans La Porte étroite, Pasteur dans La Symphonie pastorale, Edouard dans Les Faux-monnayeurs, Eveline dans L’Ecole des femmes et d’autres encore.
Autrement dit, on peut dire que toutes les œuvres de Gide sont une sorte de roman- journal. Pour notre analyse nous allons choisir celles qui nous ont semblé les plus représentatives.
I-1-Le journal d’adolescence (Les Cahiers d’André Walter)
Premier roman gidien, Gide a donné à vingt ans un singulier petit livre: Les Cahiers d’André Walter qu’il intitulait ” œuvre posthume “. C’était le journal d’un adolescent trop sensible, amoureux, qui sombrait dans la folie et dans la mort, à la suite de la disparition de l’âme sœur.
Les Cahiers d’André Walter se présente sous la forme d’un journal où le héros, retiré en Bretagne après que sa mère mourante lui ait demandé de renoncer à épouser sa cousine Emmanuèle, au travers de l’écriture journalière et du projet d’écrire un roman intitulé Allain, met en pratique ce que Sartre a appelé ” des techniques d’irréalisation de soi ” ; ce livre est aussi l’espace premier où Gide inaugure sa technique de la mise en abyme.
Les Cahiers prennent la forme d’un journal intime divisé en deux sections : le cahier blanc et le cahier noir. D’abord ” Le Cahier blanc ” où il couche des souvenirs et insère des fragments antérieurs de son journal (1886-1888) ; puis ” Le Cahier noir “, laboratoire du roman Allain qu’il est en train d’écrire. D’emblée se dégagent de l’univers romanesque du jeune Gide des traits promis à un bel avenir : donner l’impression au lecteur qu’il assiste au chantier d’un livre en cours (un trompe-l’œil génétique) et céder à la tentation paradoxale du roman-journal, le mariage de la carpe et du lapin autrement dit, celui d’un récit qui sait où il va et d’une écriture à l’aveuglette, ignorante de ses lendemains. De ce mariage improbable d’un récit tendu vers sa fin et d’une écriture par essence inachevable, Les Cahiers d’André Walter gardent l’empreinte. Les pages sont la plupart du temps datées sans grande précision (absence du jour, du mois ou de l’année, et confusion chronologique), mêlant souvenirs, sentiments, pensées, commentaires, lectures et citations : ” Sorti toutes les pages écrites qui me rappellent l’autrefois. Je les veux toutes relire, les ranger, copier, les revivre. J’en écrirai de nouvelles sur des souvenirs anciens.”1Placé au début des Cahiers, cet extrait résume le ton, le contenu et la